
Deux, trois, quatre, cinq… plus ça va, plus on a l’impression de multiplier les interventions dans les champs. Fertilisation, phytoprotection... les techniques se raffinent, les produits sont de plus en plus efficaces, et plus que jamais, il importe de maximiser la profitabilité des superficies exploitées.
Un point de régie parfois négligé est la gestion des maladies. Si le pathogène ne réussit pas à tuer la culture ou causer un dommage visible assez important, on dirait qu’on a tendance à sous-estimer son effet possible sur le rendement du champ.
Dans le maïs, diverses maladies peuvent être présentes sans nécessairement être très visibles. Les moyens dont nous disposons pour y faire face sont de plus en plus efficaces : nouveaux produits, nouvelles molécules qui aident à maintenir la santé des plants.
La base pour réussir avec ces produits est de bien identifier la ou les cibles. Voici donc un descriptif des principales maladies couramment rencontrées dans les champs :


Les essais réalisés par le réseau Agrocentre sur plusieurs années le prouvent, il est facile de tirer profit d’un traitement fongicide dans le maïs. Il est rare de rencontrer une seule de ces maladies à la fois, puisque les conditions propices à leur développement sont souvent similaires pour différents pathogènes. Divers produits fongicides sont offerts, de nouveaux arrivent régulièrement sur le marché et on peut compter sur une très bonne efficacité en faisant le bon choix selon nos besoins, puisqu’ils offrent la possibilité de traiter la plupart des maladies décrites ici, d’un seul coup. La clé du succès : maximiser le potentiel des meilleurs champs plutôt que d’essayer de corriger les mauvais. Noter que les applications sont possibles par voie terrestre ou aérienne.

À tout ceux qui ensilent du maïs, sachez qu’il est possible de remédier aux problèmes de toxines causés par les Fusarium à l’aide d’un fongicide, pour mieux bénéficier des grands avantages en rendement et en qualité de ce fourrage.
Reste donc à vous assurer de marcher vos champs tout au long de la saison et planifier les interventions pour maximiser le retour sur l’investissement en appliquant le bon produit à la bonne place. La question à se poser est : combien ça rapporte ? et non combien ça coûte ? Dans certains cas, mieux vaut considérer une sortie d’argent comme un investissement plutôt qu’une dépense…

Comment prévenir
Si les spores de la rouille commune, par exemple, voyagent sur de longues distances pour infecter une culture sensible lorsque les conditions sont proprices, plusieurs autres maladies survivent sur les résidus de culture. Les spores qui se trouvent sur les résidus de maïs infectés sont projetées dans l’air par la pluie et le vent et contaminent les nouveaux plants sains. Une bonne rotation des cultures est donc un moyen de limiter l’incidence de plusieurs maladies, tout comme l’enfouissement des résidus après la récolte dans les champs atteints.
Pour plus d’informations, adressez-vous à votre conseiller Agrocentre.